Comment partir en sucette light (pas bien le sucre.) dignement, mais sûrement !


Premièrement situer l’action d’entrée, comme pour harponner une baleine, bien que vos lecteurs ne soit pas  des baleines, enfin pas tous… il doit bien y avoir un quota comme à l’armée non ? Genre trois pour cent…non ? 
Bon nous dirons donc que c’est assez  avec cette question !

Nous éviterons les noms de ville perdues, comme Miami, New York et que sais-je…. Paris ! Nous préférerons ………….Lamotte Beuvron ça donne tout de suite de l’ampleur au dialogue.

-          - T’as été ou en vacance toi ? parce que moi tu vois je reviens de Miami !
-          - Mia …… quoi ? Miami… c’est dépassé, moi je reviens de Lamotte Beuvron, THE Lamotte quoi !!!

Là tout de suite vous en mettez plein la vue quoi, vous coupez des chiques par paquets de douze madame …. Parfaitement !!!
Préparez bien le terrain avant… si vous avez un pote qui joue du cor de chasse, c’est encore mieux !!!

 Quand vous annoncerez dans la conversation le nom de votre « THE destination ! » des vacances, il surgira derrière vous en entonnant une chasse à courre… effet bœuf garantie.
Bref, revenons à nos moutons c'est-à-dire comment partir en suc…..

Ou…ou…… vous avez la méthode américaine !!!

A défaut d’avoir un pote musicien… vous enfilez une petite chemise sur le dos, des lunettes grosse comme une paire de yeux de mouche, le slip de bain moule saucisse et des espadrilles rouge aux pieds… vous enfourchez vos lunettes, relevez votre col et vous lancez d’un air dédaigneux :

-          -Yeeesss, its trops cool mon pote, mais you see, moi je come de THE Lamotte Beach man !!! you toi parler à me ? you duck my life ? YOUUU DUCK MY LIFE  ???

Je vous mets au défi de me trouver un type qui ne soit pas ébaubi de ça ! Rentre chez toi Horacio Kane, la relève est là ! T’es mort mon pote !

Après tout dépend de votre interlocuteur aussi…

Imaginons un instant qu’en face de vous, vous avez une intello coincée du fondement qui t’a fait l’exposé de ses visites de musée à Paris … il faut savoir utiliser la méthode caméléon.

Petits mocassins clean, pantalon en toile beige clean, chemise fermée jusqu’au cou, petit gilet Lacoste et le must, la raie bien plaquée à droite :

-         -  Et bien voyez vous ma très chère Marie-Nathalie, mère et moi revenons de Lamotte Beuvron. Nous nous sommes mélangés aux autochtones locaux.

Vous pourrez dès à présent fout faire mousser en précisant que Marie-Nathalie a lâchée une petite goutte d’excitations dans sa culotte.

Et enfin la méthode radicale.

Ce branleur que vous avez du mal à encadrer vous nargue avec son Miami depuis au moins une looooongue minute, et ça vous gonfle….mais ça vous gonfle !

Vous le targuez de haut en bas en le méprisant :

-          - Ouais c’est bien, mais tu sais, je m’en branle le baobab  !

Vous tournez les talons et bye bye…

Voilà à peu près comment partir en sucette light dignement parce qu’au départ je voulais écrire un texte sur la reproduction de la gomme en milieu aquatique non terrestre.
Un truc de malade avec des panthères noires… des crocodiles, des nénuphars carnivore et même qu’a un moment il y aurait eu une armée de castors bien décidés à en découdre avec des koalas ninja. 
Des scènes d’action à en couper le souffle, sans compter les nombreuses scènes torride ou les koalas s’effeuillent…….l’eucalyptus !


Mais tout ça, c’est une autre histoire……ou pas !

Shado

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